Berlin

création 2019-2021

50 min (en création)

Allons chercher nos mémoires. C’est l’envie de ce souvenir des mains qui ont touché de près ou de loin le cauchemar d’un mur bien réel.  En une nuit. En un instant. Non loin de nous. Si près de nous. 30 ans.   Et pourtant que reste-il ?

Fiche technique

Durée

50 min (en création)

Chorégraphes

Yannick Siméon, Jérémy Silvetti

Interprètes

Ingrid Achard, Alice Bouleaux, Mélissa Cogne, Agathe Congio, Geneviève Goubel,            Juliette Morisset, Iberic Lemoine

Création musicale

Élio Sand

Accueils - Résidences

Le CRC – Seyssinet Pariset / Résidence
et apport en industrie

Soutiens

Ville de Seyssinet-Pariset

Berlin

PRÉAMBULE

Allons chercher nos mémoires.

C’est l’envie de ce souvenir des mains qui ont touché de près ou de loin le cauchemar d’un mur bien réel. En une nuit. En un instant. Non loin de nous. Si près de nous.

30 ans. Et pourtant que reste-il ?

Un mémorial historique, des bibelots iconiques, des reliques de la mort, des Polaroïds, des mains infinies, un journal d’émotions, des cicatrices.

Oh séparation d’orgueils.
Le camp de la paix ?
Le camp de la guerre ?

Tu as fendu le cœur des hommes en deux.

INTENTION POUR UN GROUPE

Suite à la création de la pièce FORMICA (2017-2019), nous nous sommes intéressés à l’existence d’un groupe dans un contexte historique fort.

Avec le mur de Berlin, on s’aperçoit que les compositions, les actes, les solidarités, les ruptures, les surprises et les trahisons, bousculent les choix esthétiques de notre adaptation.

Les « garde-corps » s’emboîtent, par soucis de protection. Les « garde-corps » s’arrachent, par soucis de soumissions. On cherche à voir l’origine des premières tendresses, la chute des corps abandonnés, la frénésie des gestes libres, les poignées de mains solidaires, les accolades rassurantes, les violentes bousculades, les marches militaires, jusqu’à la mort.

Entre souvenirs et réalité, la composition physique cherche à faire conquête de ce lourd passé en stimulant les rapports proches d’une humanité corporelle actuelle.

Berlin a su nous rapprocher.

PROPOS ARTISTIQUE

Berlin évoque le centrisme des égos, la folie des hommes, les contrastes d’époques, toujours dans un monde où les règles du jeu restent bien connues.

Décor primaire, il est fait essentiellement de boîte de carton. L’objet alimente les jeux et les prises de tête pour ordonner un champ de bataille gigantesque. Entre déménagement et cercueil, toute la nature humaine est mise à l’épreuve, pour trouver l’issue à ce terrible « rubik’s cube ».

Il est vrai que Berlin reste une grande histoire tragique mais n’oublions pas l’espoir. Dans cette danse, le style vestimentaire et musical préfigure comme un hommage aux années 80, mais surtout à la liberté et à l’audace.

Elle reste la décennie des fantaisies. Mode haute en couleurs qui exprime un élan libérateur. Excentricité et insouciance sont les maîtres-mots. On déstructure. L’ère est aux contrastes et aux volumes : la silhouette en X s’impose avec les épaules structurées et la taille de guêpe.

Les eighties s’affranchissent.
Berlin et son mur ont su épargner.
L’espoir des cœurs a transformé les hommes. L’unité a imposé sa volonté.

27

Mars

Le Croiseur
Scène ouverte danse
LYON

18

Avril

Soirée Colette Priou
Espace Culturel René Proby
SAINT MARTIN D’HÈRES

30

Avril

Plateau Chorégraphique
Festival au Fil d’Avril
VALENCE