Les Cuillères Vides

création 2018

57 min

Nous avons tous, au moins une fois, vécu un amour imaginaire. Celui qui nous amène à comprendre la fulgurance recherchée dans l’objet d’amour, déformation sublimée de nos propres attentes.

Durée

57 min

Chorégraphes

Yannick Siméon, Jérémy Silvetti

Interprètes

Axelle André, Sarah Charlier, Jérémy Silvetti

Création musicale

Richard Pesenti

Création Lumière

Fabien Andrieux

Photos

Gérard Brun
Jérémie Pontin

Accueils - Résidences

La Manufacture – Aurillac / Résidence
et apport en industrie

Le Croiseur – Lyon / Résidence
et apport en industrie

Théâtre 145 – Grenoble / Résidence
et apport en industrie

L’Amphithéâtre – Pont de Claix / Résidence
et apport en industrie

Le CRC – Seyssinet Pariset / Résidence
et apport en industrie

Soutiens

Ville de Seyssinet-Pariset
Ville de Grenoble
Spedidam

Les Cuillères Vides

INTENTION POUR UNE ŒUVRE DIPTYQUE

Suite à la pièce RODÉO (2015), nous nous sommes interrogés sur ce qui pouvait déclencher l’envie de chorégraphier à nouveau ? À quoi pouvait correspondre un début ?

Les Amours Imaginaires. Film de cœur. Xavier Dolan vient nous accompagner dans notre projet. Il nous offre, sans doute, l’inspiration des couleurs, l’inspiration d’une époque et l’inspiration du trio, du chiffre 3.
On nous posera sûrement la question : pourquoi un avant, pourquoi ce début ? Peut-être une manière de dire : la boucle est bouclée. Mais ce serait trop facile. Cette envie, elle vient, je crois, de notre simple adoration des histoires d’amour.

Début de l’histoire.
Désire-t-on la personne ou son image ? Désire-t-on la réalité ou la projection de notre réalité ? Sommes-nous capables de tout pour être désirés ? Pouvons-nous continuer à désirer quand on ne l’est pas en retour ?
Il est possible que lorsque nous aimons, nous idéalisions un tant soit peu. On imagine un passé, un présent, un futur. Tout ce qui est dit ou fait par la personne aimée nous traverse, instantanément retraduit, réinterprété, selon notre sublimation personnelle.
C’est peut-être ça l’amour après tout !
Celui que l’on rêve de vivre dans un fantasme qui prendrait corps ? L’inconnu ? Le fulgurant ? L’universel ? Celui qu’on a tous rêvé de posséder en vain ?
L’amour insatisfait qui pourrait ressembler à une expérience finalement douloureuse, un requiem pour un rêve ?

 

PROPOS ARTISTIQUE

Nous avons tous, au moins une fois, vécu un amour imaginaire. Celui qui nous amène à comprendre la fulgurance recherchée dans l’objet d’amour, déformation sublimée de nos propres attentes.

L’amour, c’est jouir de son imaginaire sentimental.

On laisse une grande fenêtre ouverte sur l’importance que l’on veut bien donner à nos errances de cœur : celle d’un fantôme sensoriel qui active nos moindres fantasmes. On peut se poser la question. C’est quoi être amoureux ? Peut-être un désir de l’inconnu, une ouverture au tout autre, à l’insatiable, à l’inouï, à l’indicible. L’autre, avec sa flèche, à poil, nous entraîne toujours vers ces prétendues amours dans lesquelles nous nous jetons à corps perdu, foudroyés, parfois, simplement par la vue anodine d’une nuque.

Les Cuillères Vides traduisent cette obsession amoureuse qui réside en chacun d’entre nous. L’amour donne toujours des ailes à celui qui sait les trouver dans l’imaginaire de son nid. L’amour réussit toujours à nous faire voler.

 

PARTITION SONORE 

Pour amplifier les strates sensitives de la partition chorégraphique, les claviers et les samples du compositeur Richard Pesenti, se sont superposés, séparés, accordés, au rythme du processus de création des Cuillères Vides.

« La création musicale s’est d’emblée inspirée d’évocation colorées pour dessiner les différents tableaux chorégraphiques ; j’avais besoin de m’imprégner de l’atmosphère sensorielle du trio pour établir les principales sources que j’allais utiliser, et par la suite, définir les styles qui allaient s’en dégager. Il fallait que la musique fasse corps avec les corps, pour s’ajuster au mieux à leurs trajectoires dans l’espace visuel et sonore.

Un monde très Pop, Cold Wave -boîte à rythme, synthétiseurs, arpégiateurs-, s’est rapidement incarné pour créer une partition contemporaine aux résonances vintage qui s’achève dans une forme de transe qui se lie, dans une mise à nue mélancolique, à la mélodicité d’un piano acoustique aux influences de Keith Jarret.”

Richard Pesenti

12

octobre

Salle du Jeu de Paume
VIZILLE

07

Mars

Le Croiseur
LYON

23

Novembre 2019

Théâtre Dantza
PAU