L’Œil du Prince

Nouvelle création

55 min (en création)

Exposé des questionnements que nous pouvons rencontrer à propos de la fusion formelle entre l’artiste et l’œuvre. Un flirt vertigineux où deux corps transposent cette association délicate. Une danse miroir, impliquant la responsabilité d’une écriture corporelle solidaire. À la fois l’un, à la fois l’autre. Qui est l’artiste ? Qui est l’œuvre ?

Fiche technique

Durée

55 min (en création)

Chorégraphes

Yannick Siméon, Jérémy Silvetti

Interprètes

Lia Fayollat, Yannick Siméon

Création Lumière

Héléna Castelli

Photos

Jérémie Pontin

Accueils - Résidences

Le Grand Angle
Voiron
Résidence et apport en industrie, coproduction et pré-achat

Maison de la Danse
Lyon
Résidence et apport en industrie

Centre Culturel l’Ilyade
Seyssinet-Pariset
Résidence et apport en industrie

Théâtre 145
Grenoble
Résidence et apport en industrie

Soutiens

Le Grand Angle
Ville de Seyssinet-Pariset
Ville de Grenoble
Département de l’Isère

L’Œil du Prince

INTENTION POUR UNE ŒUVRE SANS RÉPONSE

La liberté d’offenser

La liberté d’aimer

Il semblerait que le langage absolu se retrouve en tous les arts, qui, en ce sens, sont comme des énigmes, signifiant impérieusement et beaucoup, sans qu’on puisse dire quoi, pourquoi.

Il nous est tous arrivé au moins une fois d’aborder un avis avec beaucoup, peut-être trop, peut-être pas assez, révélant simplement notre boulversement face à nous même. Est-ce juste? Est-ce de notre droit ? Est-ce que cette moral intime nous autorise à juger l’inspiration d’autrui?

À en croire la diversité des choses, tout semble reposer sur ce fameux point de vue. Mais pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire?

On pourra soulever la notion des pudeurs, peut-être pas soucis du convenable, à l’abris des appétits condamnables, qui peuvent amener la critique et le jugement. Comme on dit : « pour vivre heureux, vivons caché », toujours sous l’oeil du prince.

L’esprit conséquentialiste semble être le garde fou de nos limites individuelles, ce qui mérite toute les attentions, même si la présomption d’innocence peut parfois se glisser dans la plus part des cas où l’objet fait débat autour de la question de ses propres libertés.

Pour l’artiste, est-ce que le créatif sort du coeur, et jamais ne sort de sa réalité d’intention? Pour l’œuvre, est-ce que sa pensée sort d‘un simple résultat, et jamais ne sort d’une pensée de révelation?

Notre liberté d’expression vaut-elle plus que leurs indignations? Notre liberté d’expression vaut-elle plus que notre intention de départ? Et surtout, à qui profite vraiment la critique des morales de liberté?

PROPOS ARTISTIQUE

L’oeil du Prince expose les questionnements que nous pouvons rencontrer à propos de la fusion formelle entre l’artiste et l’oeuvre, dissocier, associer, tout en positionnant le spectateur sur son siège de juge. Les corps des deux danseurs sont jetés en pâture, devant les regards « mateurs » des spectateurs, libérant l’opinion instinctive, au grés des croyances, des cultures et des coeurs de chacun.une.

Il est bien évidemment question d’associer public/artiste, pour confronter les avis et découvrir, au delà de ce petit plus, une expérience créatrice, une composition artistique instantanée, qui finalement expose un processus libéré, pour peut-être faire comprendre qu’il existe des « crimes sans victimes » basé sur le principe de non nuisance.

Les notions de pudeur, d’appropriation et d’émotionnel sont affranchies pour laisser la liberté au spectateur de devenir acteur de leur propre curiosité, de leur propre moral. C’est le mystère des sans réponses, où toutes les réponses peuvent correspondre à une simple vérité d’existence.

Acceptons l’équilibre des libertés.
ART – SEXE – POLITIQUE – RELIGION – MORALITE et que sais-je ?

Ce projet chorégraphique s’accompagne d’une dimension expérimentale où l’enjeu est d’associer une fabrication instantanée, à la manière des vérités, sous les yeux, pour voyager à travers les symboliques des grandes oeuvres polémiques, toutes devenues des exemples divins (l’origine du monde, Man in Polyester Suit, Once open à time, Le sacre du printemps, …). Une relecture mener avec choc, à l’honneur de ces « great artistic controversy », ces grands géants de l’histoire de l’art, pour irriter le regard des points de vues.

Un travail de chair qui s’applique à proposer la curiosité du soi-même et de définir les échanges d’avis, sur le plus, sur le moins, sur le bout des doigts, pour autoriser à s’exprimer, au-delà du regard des autres, car il est question d’émotion, au-delà du convenable.

Heidegger a écrit : « L’essence de l’art, c’est la vérité se mettant elle-même en œuvre. »

PARTITION SONORE

Un style, un seul, pour ancrer une harmonie autarcique. Un environnement entendu, une sensation identitaire pour préciser le décor, cette fameuse patte qui ajuste à la perfection ce dernier supplément, célant l’idée même qu’il existe réellement une tentation exhaustive entre l’artiste et l’œuvre.
Créativité rageuse, décomplexée de liberté maitrisée, offrant un épisode musical underground, ferraillé, cloisonné, métallique et inclusif. On ressent le pouvoir d’une concentration hardie de consommer, d’oser et d’essayer.

À bâtons rompus, les sonorités assurent l’orientation instinctive des fantasmes brut. Ravageuse, scandée, répétitive l’ambiance puissante offre un cocktail précis, assumant une transe intime où les repères temporels deviennent un propre son.

LA SCÉNOGRAPHIE

Il est important de comprendre que l’interaction des danseurs cherchera à se formaliser par l’apport contraignant de l’un à l’autre, sur l’autre.

L’idée de frontière sera visible, par la mise en place de nombreux sacs de gravats, révélant l’idée même du contrôle, du mouvement et de la métamorphose. À la fois effrayant, à la fois soutien, ces nombreux obstacles arpenteront les oppositions manichéennes des deux corps. Peut-être l’idée d’une course poursuite, à la quête d’un trône surprise, signifiant leur propre dominance d’existence?

Le champs visuel sera modifié à l’infini par la suspension d’une structure lamée (bandes PVC jaune transparente) permettant les prises de vue, les prises de parole, les manipulations complexes, tout en laissant choir la matière/l’objet sur le corps des deux, à la merci du hasard, à la merci du précis, révélant, alla fine, la naissance d’une composition divine.

Il est question de s‘absoudre des éléments iconiques représentatifs des espaces scénographiques classique afin d’envelopper l’environnement d’une manière brut, en plein coeur, telle une exposition temporaire. Il sera question de l’évidence de promiscuité, afin d’accentuer l‘évidence d’une performance instantanée.

Les matières seront évidement multiples, pour s’absoudre d’une constance de composition, celle qu’on croirait simplement évidente, permettant de s’offrir la magie du hasard, celle qui colle, celle qui coule et qui défini bizarrement l’inattendu.

 

21-04

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