Coloc Chorégraphique

Deuxième Édition
11 Janv. 2026

Première Partie
15h00 – 16h00
Deuxième partie
16h30 – 17h30

LE MONDE DU PARTAGE DEVRA REMPLACER LE PARTAGE DU MONDE

COLOC CHORÉGRAPHIQUE 2026

Quand la danse devient un lieu de partage et de création.

La danse est un langage universel qui rassemble les individus autour d’une même passion et d’une même émotion. C’est dans cet esprit que la rencontre chorégraphique amateur “La Coloc’ Chorégraphique Amateur” est née, avec pour ambition de créer un lieu de partage et de création où se réunissent des danseurs et danseuses de tout horizon.

Le concept de colocation est ici déformé pour mettre en avant les notions de découverte, de curiosité, de rencontre et de partage. Dans cet espace de création collective, les artistes ont pour objectif de transcender les frontières artistiques, culturelles et linguistiques pour créer une nouvelle dimension chorégraphique.

Mais plus qu’un simple rassemblement de passionnés de la danse, “La Coloc’ Chorégraphique Amateur” est un véritable lieu de rencontre et d’échange. Les participants sont invités à partager leurs expériences, à découvrir de nouveaux horizons artistiques, et à s’inspirer mutuellement pour donner naissance à des mouvements et des approches artistiques inédites.

Au-delà de l’aspect créatif, cette rencontre chorégraphique amateur offre un véritable espace de cohésion sociale. En rassemblant des individus aux parcours et aux cultures différents, “La Coloc’ Chorégraphique Amateur” encourage la diversité et l’ouverture d’esprit, des valeurs essentielles pour la construction d’une société plus harmonieuse.

En somme, la rencontre chorégraphique amateur “La Coloc’ Chorégraphique Amateur” est un véritable symbole de la force de la danse comme moyen de rassemblement, d’expression et de création. Elle incarne une volonté de repousser les frontières artistiques, sociales et culturelles, pour construire ensemble un espace de partage et de créativité.

 

 

 

 

 

PROGRAMMATION

 

Julie Callet

Chorégraphe

 

Interprètes : Anouk Henneron, Juliette Dünner, Katell Delhumeau, Pauline Bernard-Maugiro, Juline Sauvage, Marina Dubarle, Anémone Langenieux, Mélusine Daudigeos, Carmen Soule, Django Dray, Frida Vieux-Pernon et Margaux Magnou

Musique : Valérie Gourru

Je(ux) suis

Note d’intention :

Ce spectacle explore le jeu et la construction identitaire chez l’enfant et l’adolescent à travers diverses situations ludiques. La marionnette sert de point de départ pour questionner la rencontre, le lien et l’influence des autres. « Ne perdez pas le fil, gardez l’œil agile », nous dit la jeune chanteuse de ce spectacle cabaret, tandis que les danseurs entraînent le public dans un univers enfantin et malicieux. Jeux de mains, complicité et coopération rythment les chants et les mouvements des jeunes interprètes. La recherche de l’équilibre et de la construction de son axe est ensuite explorée à travers le jeu ingénieux des kaplas. Le cabaret des enfants propose ensuite de nouveaux numéros où les interprètes doivent coopérer et s’écouter pour mener à bien ce grand jeu. Cette rencontre étonnante entre l\’univers du cabaret et celui du jeu sert de prétexte pour aborder les questions essentielles que se posent les jeunes sur les relations, la vie en groupe et la recherche de leur identité.

 

Propos artistique :

Cette création ludique et décalée propose une rencontre étonnante entre l\’univers du cabaret et celui du jeu. La compagnie de jeunes interprètes, portée par l’association Si La Danse, est un espace de partage et d’écoute. Chaque danseur et danseuse bénéficie d’un accompagnement individuel et contribue à l’écriture collective de la création.

 

 

ANNE-LISE CLOT

Chorégraphe

Interprètes : 9 danseuses

Le Dernier des Neufs

Note d’intention :

Une pièce qui interroge notre fascination pour la célébrité éphémère et les jeux télévisés.

Propos Artistique :

Sur scène, neuf candidats d’un jeu télé se lancent dans une compétition acharnée, prêts à tout pour décrocher leur quart d’heure de gloire.

Mais derrière les paillettes et les sourires de façade, une autre réalité, plus trouble, se trame…

Jusqu’où cette soif de divertissement peut-elle nous mener ? Invitant même le spectateur à s’interroger sur son propre rôle face à ce qui se joue devant lui.

 

 

 

 

 

 

 

Sarah Goliard

Chorégraphe

Interprètes : Ballay Marylou, Benlevi Emma, Bruno Alice, Camacho Anaël, Camacho Laureen, Crobeddu Lola, Gauthier Elia, Gron Livia, Jammet Eugénie, Janin Millie, Leclerc Juliette, Mahzi Alya, Marion Isaline, Navarro Julie, Ollivier Manon, Pacheco Mirandela Melinda, Rigollier Mélina, Vallin Lilou et Ulmer Isis

Pour un Requiem

Note d’intention :

Cette création est née du désir de proposer à un groupe de danseur·euse·s amateur·rice·s une expérience artistique exigeante, mais profondément inclusive. Travailler sur le Requiem de Mozart, c’est inviter ces corps non professionnels à traverser une œuvre monumentale, chargée d’histoire et d’émotions, en la réinvestissant par leur propre vécu.

La démarche chorégraphique s’appuie sur l’écoute, la répétition, la confiance et la construction progressive d’un langage commun. La cellule chorégraphique devient un espace sécurisant où chacun·e peut trouver sa place, explorer ses limites, accepter sa vulnérabilité et affirmer sa singularité au sein du groupe.

L’intention est de faire émerger une danse habitée, collective, où la puissance ne vient pas de la performance mais de l’engagement sensible. À travers cette pièce, il s’agit de rappeler que la danse n’est pas réservée à une élite, mais qu’elle peut être un acte de rassemblement, de réparation et de transmission, capable de relier les individus par le corps et le mouvement, face à l’inéluctable passage du temps.

Propos artistique :

S’emparer du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart avec un groupe de danseur·euse·s amateur·rice·s, c’est faire le choix d’un geste profondément collectif. Le Requiem devient ici un espace commun, un terrain de partage où chaque corps, avec son histoire, ses fragilités et ses forces, participe à une même traversée.

La pièce ne cherche pas la virtuosité ni la démonstration technique, mais la justesse d’une présence. Les corps amateurs portent une vérité brute : celle d’individus ordinaires confrontés à des questions universelles — la perte, la finitude, le deuil, mais aussi la solidarité, l’écoute et la capacité à faire groupe. La cellule chorégraphique fonctionne comme une micro-communauté, un organisme vivant où chacun·e soutient, porte ou est porté·e par l’autre.

Le Requiem devient alors un rituel contemporain : un espace où l’on danse pour celles et ceux qui ne sont plus là, mais aussi pour celles et ceux qui sont bien vivants, ici et maintenant. Le plateau se transforme en lieu de mémoire partagée, où la danse agit comme un langage commun, accessible, sensible et incarné.

Yannick Siméon & Jérémty Silvetti

Chorégraphe

Interprètes : Geneviève Goubel, Agathe Congio, Ibéric Lemoine, Isabelle Sauvage, Mélissa Cogne, Claire Tesseire, Mélanie Faguer et Pauline Castellan

Zarathoustra

INTENTION SANS SIFFLET

Dans l’arène de l’existence, Libérez l’Arbitre se déploie comme une fresque chorégraphique interrogeant les tensions fondamentales entre libre arbitre et ordre établi, individu et collectif, désir et norme. Le corps n’y est pas simple mouvement : il devient métaphore vivante des forces qui traversent l’être humain.

À la manière d’un Zarathoustra contemporain, chaque danseur est confronté à l’exigence du dépassement de soi. Les corps, tantôt dénudés, tantôt drapés, matérialisent une lutte intérieure et sociale pour l’émancipation, oscillant entre dévoilement et dissimulation, entre être-pour-soi et être-pour-autrui.

L’arbitre, ici, cesse d’être une figure neutre du jugement ; il incarne le sujet qui doute, choisit et crée face à un monde saturé de normes. Le regard extérieur devient alors une force dialectique : non plus simple contrainte, mais espace de confrontation où la liberté se construit dans la relation à l’autre.

Le costume agit comme un langage silencieux. Par son ambivalence, il traduit la tension entre singularité et dissolution dans le groupe, faisant écho aux réflexions de Georges Bataille sur la transgression et le sacré. Chaque vêtement porté ou abandonné devient un acte d’affirmation ou de renoncement.

La scénographie, marquée par une échelle suspendue entre ciel et terre, évoque une échelle de Jacob inversée : une structure instable où chaque choix ouvre une pluralité de possibles, entre émancipation et régression.

Ainsi, les danseurs évoluent dans un espace de négociation permanente entre conformité et rébellion. Se vêtir ou se dévêtir devient un geste politique, révélant l’angoisse de disparaître autant que le désir d’exister pleinement.

Libérez l’Arbitre dépasse la performance pour devenir une méditation en mouvement sur la liberté : non comme état définitif, mais comme processus fragile et jamais résolu. Entre idéal et contrainte, aspiration et responsabilité, la pièce questionne ce que signifie être libre — et, plus largement, être humain — dans un monde où toute émancipation porte en elle le risque d’un nouvel assujettissement.