L’ŒIL DU
PRINCE
Création 2024
1H10
Au théâtre, il existe une place idéale d’où la perception du spectacle est la meilleure, dans l’axe central, au septième rang. Par habitude, elle était, sous l’Ancien régime, réservée au souverain. D’où son nom, « L’œil du prince ». Cette place privilégiée, qui permet de voir la salle de façon symétrique, se situe à 0,60 m au-dessus de la scène sur l’axe central, aux environs du septième rang, au centre de la rangée.
Durée
1h10
Chorégraphes
Jérémy Silvetti
interprètes
Lia Fayollat
Yannick Siméon
Jérémy Silvetti
REGARD EXTÉRIEUR
Sarah Charlier
Création Lumière
Héléna Castelli
SOUTIEN Création Lumière
Valentin Noël
Photographe
Jérémie Pontin
Accueils - Résidences
Maison de la Danse – Lyon
Théâtre 145 – Grenoble
Le Grand Angle – Voiron
Soutiens
Ville de Seyssinet Pariset
Ville de Grenoble
Département de l’Isère
Coproduction
Le Grand Angle – Voiron
Production
Cie APART
L’ŒIL DU PRINCE
Au théâtre, il existe une place idéale d’où la perception du spectacle est la meilleure, dans l’axe central, au septième rang. Par habitude, elle était, sous l’Ancien régime, réservée au souverain.
D’où son nom, « L’œil du prince ».
Cette place privilégiée, qui permet de voir la salle de façon symétrique, se situe à 0,60 m au-dessus de la scène sur l’axe central, aux environs du septième rang, au centre de la rangée.
INTENTION POUR UNE ŒUVRE SANS RÉPONSE
C’est sous le fil conducteur de l’Éros, dans le sens de la divinité primordiale de la puissance créatrice à l’œuvre, que cette nouvelle pièce convoque une histoire de l’art picturale dans un objet chorégraphique hybride, continuum fragmenté, organisé en tableaux.
L’Œil du Prince s’articule comme une proposition singulière, qui s’attache à scénographier, par la cogitation subjective de l’artiste, plasticien, chorégraphe –nul ne sait–, une performance dansée faite d’impressions, de fragments chorégraphiques qui viennent façonner un espace, explorent un champ chromatique, jusqu’à révéler une image réminiscente, kaléidoscopique, de l’Histoire de l’art.
Le regard du public sera peut-être saisi par cette exploration flibustière, par la permission que nous nous donnons de nous jouer du monde, par notre liberté d’expression sulfureuse, notre imaginaire chorégraphique poétique, visuel et charnel.
Espérer que cet objet scénique, qui peut laisser perplexe, –matière-corps, matière-espace, matière-regard–, permette au spectateur l’expérience de sa propre perception, afin que se dégage une réflexion libre sur sa relation à l’œuvre.
PROPOS ARTISTIQUE
L’Œil du Prince ne cherche pas à offenser ou à choquer délibérément, mais pour citer Picasso, « L’art n’est jamais chaste » ; il s’unit intimement aux forces primitives de la naissance et de la mort, autant au voyeurisme, au fétichisme qu’à l’exhibitionnisme, quelquefois au refoulement, au mythe, à la morale et à la religion.
La pièce aborde les questionnements que le spectateur peut rencontrer à propos du rapport formelle entre l’artiste et l’œuvre.
Dissocier. Associer. Imaginer. Symboliser.
Une monstration des corps des artistes qui libère l’opinion instinctive du public, au gré des cultures, des références, des sensibilités et des affects pour une performance chorégraphique qui convoque une intimité intérieure, un processus du regard affranchi de toute pudeur ou jugement de valeur qui laisse la liberté au spectateur de devenir acteur de son propre mystère.
Ce projet d’art-performance *, s’inscrit dans une dimension expérimentale dont l’enjeu est d’entreprendre, sous l‘œil du spectateur, Prince à 360°, une fabrication instantanée nourrie de peinture, sculptures, photos qui ont ponctué l’Histoire de l’art.
Donner à voir, à percevoir et à ressentir toutes les dimensions du travail de l’artiste comme autant de champs de création totale. Autoriser le public à nourrir sa propre palette d’émotions singulières, au-delà de l’autre, de la société, de la convention, du cadre
* Art-performance dans le sens que Gérard Mayen, critique de danse, définit comme “l’effectuation d’une action” soutenue par “l’immédiateté de son pouvoir signifiant”. In Centre Pompidou, Dossiers pédagogiques
L’ŒIL DU PRINCE
SCÉNOGRAPHIE
L‘œil du spectateur est invité à explorer la structure PVC* qui remplit l’espace, le souligne.
Ce cube épuré qui joue avec la lumière et l’ambivalence de ses effets sur ses propres matériaux dessine un espace brut qui formalise l’interaction des danseurs avec le jeu contraignant de la matière –chair, papier, peinture, plastique, terre– à partir de laquelle l’écriture du mouvement se construit, de désaxe, se désagrège.
L’espace périphérique, encombré de sacs de gravats faisant office d’assise, permet des prises de vues aléatoires d’où le spectateur sera libre de regarder le mouvement, de se placer, se déplacer, et jouir de ce qu’il voit.
PARTITION SONORE
Rageuse, ferraillée, immersive, la musique d‘Emptyset, retravaillée, scande les tâtonnements, les impasses et les affres et accompagne les corps, sans jamais les contraindre, dans une mouvance évolutive.
Les sonorités, construites ou déconstruites, quelquefois nébuleuses, installent un espace brut/atypique, influx entre deux mondes, ponctué d’instants de transe intimiste et conduisent aux méandres des connexions synaptiques, inférant ainsi une courant alternatif entre l’artiste et l’œuvre.
L’ATELIER DU REGARD
Dans ce contexte où les frontières entre l’art, la création et la vie sont brouillées, l’expérience de cette performance interroge autant l’ancien statut de spectateur et sa relation avec l’œuvre que la notion d’art dans son essence.
On peut ainsi se demander en quoi cette expérience, dans sa spécificité, nous permet de renouveler l’ancienne conception compartimentée et hiérarchisée de l’art : qu’est-ce qu’un spectateur aujourd’hui ?
Quel est l’objet de son expérience ? Ou, plus précisément, qu’est-ce que l’expérience artistique nous apprend de l’art ?
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MAI
Programmation
Le Grand Angle
VOIRON


















