Zarathoustra

création 2024-2026

42 min

Fresque chorégraphique où le corps devient le théâtre d’une lutte incessante entre libre arbitre et normes sociales, entre affirmation de soi et dissolution dans le collectif. Inspirée par la figure philosophique de Zarathoustra, la pièce explore la quête d’émancipation individuelle à travers une gestuelle intense et un langage scénique symbolique.

Fiche technique

Durée

42 min

Chorégraphes

Yannick Siméon, Jérémy Silvetti

Interprètes

Mélissa Cogne, Agathe Congio, Geneviève Goubel, Iberic Lemoine, Mélanie Faguet, Pauline Castellan, Claire Teisseire et Isabelle Sauvage

Création musicale

Élio Sand

Photos

Jérémie Pontin

Accueils - Résidences

Le CRC – Seyssinet Pariset / Résidence
et apport en industrie

Soutiens

Ville de Seyssinet-Pariset

ZARATHOUSTRA

PRÉAMBULE

La liberté est un mot que l’on prononce souvent.
Un mot que l’on croit connaître.
Un mot que l’on utilise sans toujours savoir ce qu’il recouvre.

Dans nos vies quotidiennes, elle se glisse dans des détails.
Dans un choix. Dans un renoncement. Dans un silence. Dans un geste retenu.

Elle n’est jamais totalement acquise. Elle se négocie. Elle se perd. Elle se reconstruit.

On peut partir d’une expérience simple : celle d’habiter un corps. Un corps regardé. Un corps comparé. Un corps évalué.

Qui n’a jamais douté de sa légitimité ?
Qui ne s’est jamais demandé s’il était “à sa place” ?

Réussir / échouer. Oser / se taire. Suivre / dévier. Ces oppositions dessinent nos trajectoires. Elles fabriquent nos peurs autant que nos désirs.

Zarathoustra nous invite à penser la transformation. À accepter le mouvement. À inventer ses propres chemins.

Cette pièce naît de ce frottement : entre ce que nous sommes et ce que nous croyons devoir être. Elle cherche, par la danse, à rendre visible ce passage fragile entre contrainte et liberté.

 

INTENTION D’UN SURHOMME

Nous vivons dans un monde saturé d’injonctions, de modèles, de récits dominants, de manières d’être prescrites. Très tôt, nos corps apprennent à se tenir, à se corriger, à se contenir, à correspondre. Ils apprennent à ne pas trop déranger, à ne pas trop déborder, à ne pas trop ressentir.

Avec Libérez l’Arbitre, nous avons voulu interroger cette domestication progressive des corps et des désirs. Nous avons voulu questionner ce qui, en nous, obéit encore à des normes invisibles. Ce qui se retient. Ce qui se censure. Ce qui se conforme sans même s’en rendre compte.

La pensée de Nietzsche, et en particulier la figure du Surhomme, nous accompagne comme un fil sensible. Non pas comme un modèle héroïque ou dominateur, mais comme une invitation à créer ses propres valeurs, à dire « oui » à la vie, à affirmer ses forces autant que ses fragilités.

La danse, chez Nietzsche, est une manière de résister à l’esprit de pesanteur. Elle est une manière de se tenir debout autrement. De respirer autrement. D’habiter son corps comme un territoire vivant, mouvant, indiscipliné.

À travers cette création, nous cherchons à retrouver cette légèreté grave. Cette joie lucide. Cette capacité à traverser les normes sans les nier, à les déplacer sans les détruire, à les transformer depuis l’intérieur.

Travailler avec un ensemble amateur est au cœur de cette démarche. Il ne s’agit pas de reproduire des modèles professionnels, mais de valoriser des corps pluriels, des parcours singuliers, des présences authentiques.

Chaque danseur·euse apporte son histoire, ses résistances, ses élans, ses doutes. Ensemble, nous construisons un espace où ces différences deviennent une richesse.

Libérez l’Arbitre est une invitation à se réapproprier son pouvoir d’agir, de sentir, de choisir. Non pas comme une conquête spectaculaire, mais comme un mouvement fragile, recommencé chaque jour.

C’est une pièce sur le courage d’être soi, sans héroïsme, sans posture, mais avec intensité.

 

PROPOS ARTISTIQUE

Le projet se déploie comme une traversée physique et sensible des états du corps contemporain. Un corps traversé par les normes, les regards, les attentes, mais aussi par le désir de mouvement, de jeu et de transformation.
L’écriture chorégraphique s’appuie sur une alternance entre cadres précis et espaces ouverts. Des séquences structurées côtoient des temps d’improvisation guidée, permettant aux danseur·euses de faire émerger leurs propres langages corporels.

La matière du spectacle naît du travail collectif. Les gestes sont nourris par l’écoute, l’observation mutuelle, les expérimentations partagées. Le plateau devient un laboratoire vivant, où chaque corps influence les autres.
Le costume est intégré comme un élément dramaturgique central. Les vêtements deviennent des marqueurs identitaires, des protections, des contraintes, des masques temporaires. Les actions d’enfiler, retirer, transformer, suspendre participent pleinement à l’écriture scénique.

La scénographie s’organise autour d’une structure suspendue de vêtements, pensée comme un espace de passage et de projection. Elle matérialise les possibles, les choix, les bifurcations. Elle constitue un paysage mouvant, modulable, traversé par les danseur·euses.

La relation au groupe est travaillée finement. Les phénomènes d’entraînement, de contagion, d’effacement, de soutien et de résistance sont explorés. Les individualités émergent au sein du collectif sans jamais s’en extraire totalement.
La danse développée oscille entre tension et abandon, entre contrôle et lâcher-prise. Elle s’inscrit dans une dynamique dionysiaque, où l’énergie vitale circule sans se dissoudre, où l’intensité se construit dans la précision.

La partition chorégraphique privilégie les variations, les répétitions, les décalages, les ruptures. Ces procédés permettent de rendre visible le travail intérieur des corps, leurs hésitations, leurs transformations progressives.
Le spectacle ne propose pas un récit linéaire, mais une composition sensorielle. Il invite le spectateur à entrer dans un état d’écoute élargie, où le sens se construit par l’expérience, par l’empathie, par la résonance.

Libérez l’Arbitre se pense comme une œuvre ouverte, capable d’évoluer selon les interprètes, les contextes et les lieux. Une forme vivante, en mouvement constant, à l’image des corps qui la portent.

11

Janvier

ZARATHOUSTRA
Ensemble Amateur.eS
Cie APART T1*

Coloc’ Chorégraphique
Centre Culturel L’Ilyade
SEYSSINET-PARISET

01

Mars

ZARATHOUSTRA
Ensemble Amateur.eS
Cie APART T1*

Bord de scène
Cie Confidence
VOREPPE

13

Juin

ZARATHOUSTRA
Ensemble Amateur.eS
Cie APART T1*

Conservatoire de Tain L’Hermitage
TOURNON-SUR-RHÔNE